A travers ses dispositifs JSI et VVV/SI, le Ministère des Affaires étrangères et européennes propose deux programmes de cofinancement permettant de réaliser des projets de solidarité internationale favorisant le rencontre entre jeunes du Nord et jeunes du Sud.

Depuis 1991, le programme Ville, Vie, Vacances – Solidarité Internationale permet à des jeunes, issus de quartiers défavorisés, de participer à des actions de solidarité internationale dans les pays du Sud et notamment en Afrique.

Depuis 1997, le programme Jeunesse Solidarité Internationale permet de cofinancer des projets de solidarité internationale dans un pays de la Zone de Solidarité Prioritaire (ZSP) ou en France et favorisant la rencontre interculturelle de jeunes de 15 à 25 ans du Nord et du Sud.

Le but du dispositif JSI/VVVSI est de promouvoir des activités collectives, solidaires et durables, entre groupes de jeunes du Nord et du Sud, soutenus par des associations de solidarité internationale ou des mouvements de jeunesse. Pour être éligible le projet doit répondre à certains objectifs pour que la rencontre puisse avoir lieu et qu’elle ait des conséquences positives sur les jeunes au Nord comme au Sud :
- Les jeunes doivent faire preuve d’un engagement réel dans l’action de solidarité internationale par une participation au montage du dossier, à la recherche de fonds, à la restitution de l’action au retour, à l’élaboration du compte rendu technique et financier de l’action, etc.
- La mise en place du projet requiert un partenariat clairement identifié, entre l’association française porteuse du projet et une association du Sud représentative de la société civile, engagées toutes deux dans un projet élaboré conjointement et impliquant, si possible, au Sud, les autorités locales et, au Nord, les collectivités territoriales.
- L’action doit avoir un impact réel. Elle doit avoir un caractère durable, intégrée dans des initiatives à dominante économique, éducative ou sociale. L’action menée avec les jeunes doit prévoir les conditions de sa pérennisation, de son suivi, voire de son renouvellement.
- Le projet doit permettre des actions d’éducation au développement et de formation aux relations internationales, dans le cadre de la préparation de ces actions et de l’exploitation de leurs résultats au retour.

Pour avoir accès à ce dispositif de co-financement, chaque porteur de projet doit solliciter l’appui d’un parrain. L’action de parrainage fait l’objet d’une convention signée entre le parrain et l’association parrainée. L’association qui parraine a pour rôle :
- d’aider les acteurs de l’action à monter leur projet et les informer des difficultés qu’ils peuvent rencontrer.
- de veiller à ce que l’action s’inscrive dans la durée, favorise la citoyenneté et renforce le partenariat entre l’association opératrice, les organisations de solidarité internationale, les collectivités territoriales et les partenaires du Sud.
- garantir le suivi technique et financier du projet vis-à-vis des pouvoirs publics français et des autorités du pays d’accueil.
- vérifier le respect des critères d’éligibilité du dossier.

Le FOJIM est membre du Comité d’Examen Paritaire et a la possibilité de parrainer des associations sur ce dispositif de co-financement. Le FOJIM entend développer cette activité à l’intérieur de son réseau pour permettre aux associations membres de bénéficier de cet accompagnement qui constitue une voie pour la jeunesse pour faire valoir sa citoyenneté ici et là-bas et mettre en oeuvre sa propre définition du co-développement.